vendredi 25 janvier 2013

Nord des Landes...

Aujourd'hui nous n'avions pas vraiment programmé notre journée. Nous savions simplement que nous voulions voir quelque chose de nouveau et vivre un moment nature, pourquoi pas dans la pinède. Yannick nous avait chuchoté la possibilité de visiter une usine de liège (matériel naturel exploité dans la région). Malheureusement les 2 artisans ne font pas de visite en cette période mais un des deux ouvre sa boutique jusque 17h30 et est prêt à nous donner quelques info.

pas d'oiseau en vue ?
En pianotant un peu sur internet, je suis tombée par hasard sur le Marais d'Ox (ouvert en janvier !) mais il fallait revenir sur l'ouest, côté océan. En les contactant, il nous ont proposé le site d'Arjuzanx dont une animation ce jour.
Nous partons donc vers 14h après un repas express (salade composée fourzitou : on y met tout les restes). Arrivés sur le site, les oiseaux ne sont pas au rendez-vous (le temps de ces derniers jours, crue...), mais nous sommes émerveillés par le paysage que nous avons devant nous et nous décidons de faire le tour du lac. Morgan profite de l'espace pour courir, tomber, courir...crier...

 Avec mes petites fiches, je fais la lecture tout en nous promenant. "la grue cendrée" puis ici et et là.










Nous avons passé un après-midi rando ressourçant...
                  MINCE !
nous avons raté la fabrique de liège qui est fermé, aussi, le samedi.
Comme d'habitude je vous propose des liens... qui vous permettent de vous informer.

La roulotte de Maud et Yannick est isolée grâce à ce procédé. Cela donne une atmosphère chaleureuse et nature.



chêne-liège

 Voilà, notre semaine Landaise se termine. Je ne vous ai pas parlé de l'histoire de la pinèdel'histoire de la forêt des Landes de Gascogne, histoire des échassiers.



 Nous sommes passés à côté de beaucoup de choses mais nous reviendrons. Demain, nous sommes en Charentes.

Oh, j'ai oublié de vous présenter RICO, notre cher ami qui nous réveillait chaque matin. Et ces amies les petites oies. Au revoir à vous tous (vous ne nous manquerez pas trop!! quoi que...)




jeudi 24 janvier 2013

Se canto, que canto...

Quand j'étais petite, "on" (je ne me souviens plus qui !) m'a appris une chanson qui s'avère être de l'occitan. je m'en aperçois aujourd'hui, et me rappelle de chacunes des paroles.



la bastide selon Killian

Hier soir, Killian a expliqué à ses frère et sœur comment reproduire une bastide en 3D. Chacun a dessiné sa maison et Killian a mis en œuvre.
Voici donc le résultat

Ce matin, nous avons un soleil idéale pour avancé dans notre programme. Killou reprend ce qu'il a appris au cours des voyages sur l'art roman et l'art gothique afin de mettre en place un dossier complet sur le thème. merci M.Bruthiaux
Axelle continue son ascension historique et les civilisations antiques.
Et Morgan est en mode "pause" !
vue de notre gîte

Cette après-midi, nous projetions une excursion en Chalosse ("Niché au coeur des Landes, à l'abri de l'agitation et du bruit, le Pays Adour Chalosse Tursan est une terre d'hospitalité où il fait bon vivre et s'arrêter, prendre le temps de la découverte.
Ses coteaux, ses vallons et ses forêts dessinent un paysage aux contours harmonieux et apaisants, comme inventés pour inviter les sens au vagabondage. Sur l'ensemble du territoire, véritables traits d'union d'est en ouest, l'Adour, fleuve généreux, et ses nombreux ruisseaux dispensent leurs bienfaits avec générosité.
Rien d'étonnant alors que les gens d'ici témoignent d'une belle simplicité et affichent avec fierté leurs racines et leur identité gasconne. Un attachement qui s'exprime au travers d'un art de vivre au quotidien et de traditions fortes : la course landaise, la gastronomie d'un terroir de grande qualité, la langue gasconne, une tradition ancestrale de chasse et l'esprit de la fête, présent toute l'année dans chaque village." tourisme-hagetmau

Nous commençons par Montfort-en-Chalosse,ancienne bastide dont on peut encore voir les rue qui se croisent en angle droit et son belvédère qui nous offre une vue spectaculaire..
Le soleil est au rendez-vous mais il fait très froid.
Notre deuxième étape se fera à Mugron. Le jeune homme à l'office nous propose un petit parcours dans le village, que nous decidons donc de faire de suite. A cours de cette balade, nous ferons la rencontre de Sébastien Bastiat, visiterons son église et l'ancien hôpital sur la route du Chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle, nous nous arrêterons devant un fronton particulier...

Puis nous faisons le tour de l'arène. Une femme nous interpelle alors, et nous propose de nous ouvrir les portes. Voilà, cerise sur le gâteau de notre belle promenade, nous retrouvons tous les 4 dans l'arène ! Je ne me lance pas dans le débat, mais je préfère ce genre de spectacle, sport des Landes, à un autre.





Il est déjà 17h et nous avons promis de revoir nos amis de la roulotte qui gigote après quelques courses.
Demain sera notre dernier jour dans Les Landes. Nous avons hâte d'y revenir en une autre saison.

mercredi 23 janvier 2013

Mercredi 23 janvier


Ce matin, remis de nos émotions (pas de cauchemar en vue, que de beaux sourires), nous attaquons, après un bon petit-déjeuner, un programme "formel". Axelle reprend son questionnaire sur la Grèce Antique et apprend un nouveau mot : "Démocratie" (et tout ce que cela comporte !!!). Killian entame les proportionnalités et trouve d'emblée leur mécanisme et leurs utilités. Puis il reprend son thème favori actuellement, la technologie "Comment représenter et modéliser le projet d'une construction". Tiens, c'est un lien parfait entre La roulotte qui gigote et les proportionnalités !
Morgan travaille en ce moment sur l'apprentissage de l'heure, continue la leçon sur les volcans et la "création" des montagnes puis termine par de l'analyse grammaticale selon la méthode montessori.





Vers 14h, nous filons pour une visite éclair de Mont de Marsan, son arène, son théâtre, la Midouze, le Midou et la Douze... Un petit tour d'histoire (que de personnages déjà rencontrés !)La guerre de Cent ans et Elianor d'Aquitaine (futur maman de Richard, vu dans le Limousin) qui épouse Henri II d'Angleterre, puis Gaston dit Phébus, comte de Foix, vicomte du Béarn et du Marsan en épousant Agnès de Navarre...Tout ce beau monde nous amène jusque l'histoire des bastides, dont nous avons déjà eu vent à Mirepoix, dans l'Ariège, et dont nous visiterons 2 particulièrement riches historiquement :
St-Justin (c'est en 1280, sur un site déjà connu des romains, que Constance de Marsan fonde la bastide avec l'ordre des Chevaliers Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem. C'est un site défensif "rebelle" car non approuvé par les Anglais alors présents.
Nous visiterons et dégusterons de bonnes crêpes (dont une flambée à l'eau de vie du coin !) à Labastide-d'Armagnac. Construite, quand à elle, en 1291, par Bernard VI Comte d'Armagnac en paréage avec le roi d'Angleterre Edouart 1er (en 1137, quand Aliéonor épouse Henri, la Gascogne devient alors anglaise). Pendant la Guerre de Cent ans (qui dura 116ans!), le Prince Noir (encore lui!!), fils d'Edouard III vient ravager le Sud Ouest ; le bourg de Labastide, devenu garnison, sera épargné. Mais au XVIème siècle, les guerres de religion entre catholiques et prostestants qui dévastent la France ont évidemment des conséquences dans cette région, la bastide est incendiée par les troupes catholiques. Aujourd'hui, la place est toujours entourées des mêmes arcades avec passages couverts. Cette cité est la deuxième ville en France à avoir intégré le label Cittaslow pour "prôner un certain art de vivre".
 http://www.landes.org/images/cg40/amenager/environnement/direction-environnement/SAGER/Carte_reseau_hydro_40.jpg

Notre excursion nous emmènera, pour finir, dans une autre forme de ville, le castelnau (ou castelnou en catalan) de Roquefort de Marsan (Le Fort sur le Roc ou Rocafor) : Les premiers vicomtes de Marsan érigent une forteresse en un site rocheux privilégié, au dessus de la confluence de deux rivières : la Douze et l'Estampon.


Retour au gîte, une partie de jeu et au dodo.









Mardi 22 janvier

Ce matin là, nous décidons de nous lever très tôt (7h30 !) pour une de nos fameuses journées "marathon". Nous l'appelons la journée "océan". Et, il s'avère qu'elle portera bien son nom.

A 9h, nous partons donc, après nous être préparés, nous et notre pique-nique, en direction de notre première étape, Capbreton. La vue de quelques surfeurs nous invite à descendre sur la plage pour les observer de plus près. La mer est déjà bien agitée et je stoppe les 2 plus jeunes qui aimeraient, malgré le vent froid, se baigner (ils avaient emmené leur maillot de bain !).
porte de cathédrale de Bayonne
Nous continuons notre descente
sur le bord de côte et décidons de déjeuner à Bayonne où le soleil, au rendez-vous, nous renvoie 12 degrés, bienvenus.

Une petite balade dans la ville, puis nous reprenons la route pour Anglet, puis Biarritz.
Cette ville balnéaire nous rappelle Dinard (lieu de villégiature de mes parents) par la richesse de ses hotels, casino et autres maisons estivales. Le drapeau rouge nous indique que la baignade est interdite (ouf, je trouve l'excuse et en profite pour leur faire un cours sur la couleur des drapeaux). Je les autorise tout de même à mouiller la main et construire quelques châteaux de sable sur la plage.
Killian et Moi, un peu moins téméraires restons sur le muret à quelques mètres afin de nous protéger du vent et de les surveiller.
Pris dans notre conversation, je "loupe 2minutes" de la vie de mes 2 minus. 2 minutes !. Tout peut basculer en deux minutes ! Quelques cris me font revenir à mon activité première de mère responsable.  Je ne vois plus mon fils... La mer a remplacé le château de mon fils ... Axelle hurle et je comprends que c'est le drame. Une vague a "emporté" mon fils. Arrivée sur les lieux, je distingue la capuche de mon fils... je tire, machinalement sur la capuche de mon fils... Le manteau bien accroché, je vois réapparaitre  mon fils trempé et ensablé ! 2minutes, il a fallu 2 minutes d'inattention pour qu'un trou et deux grosses vagues "gachent" notre belle matinée.  Des autochtones aussi effrayés que moi nous ont, en toute logique, fait de belles remontrances. Ici, drapeaux rouges veut dire INTERDIT d'approcher la mer !! J'aurai appris une belle leçon.
Je ramène mon loulou trempé jusqu'à la voiture dans laquelle, heureusement, j'avais laissé les combinaisons de ski et un duvet, trop encombrantes dans le gîte. Déshabille, puis emmitouflé, nous filons revêtir notre rescapé dans le magasin le plus proche. Et je profite de ce moment, pour m'excuser (le rôle d'une maman est de surveiller son zouzou de 6ans) et accueillir ses sentiments. "oh, j'ai eu peur, mais je savais que tu étais là... on va pas en faire un plat... on continu la balade, on arrive quand en Espagne ?" !

Irun
Déconcerté mais à l'écoute du moindre signe suspect, nous faisons cap sur Hendaye. Cette ville est un point important pour moi car j'y ai fait mes débuts d'animatrice de colo (stage de surf). Débordement, doublé, d'émotions.

Il est déjà 16h30 quand nous passons la frontière espagnol. Le plaisir (pour moi) n'y ai déjà plus, je sens que je suis sous pression. Les enfants sont ravis, ils sont en Espagne. Nous posons les pieds à Irun pour une photo souvenir. Un rapide tour en voiture puis nous reprenons la route pour Biriatou et Urrugne, où nous prenons une pause chocolats chauds. Nous revenons, un instant, sur les évènements, sur l'évènement de la journée (j'en ai besoin) et je m'aperçois que Killian et Axelle ont, finalement, besoin de vider leur sac.  La nuit tombe, il nous reste 1heure de route jusqu'au gîte. Je la passerai seule avec "Grand corps malade" et son positivisme dans les hauts parleurs. Les enfants sont tous endormis et je savoure ces paroles optimistes.

Bref, aujourd'hui, nous avons vu l'Océan    (et l'espagne)...





Lundi 21 janvier

Depuis plusieurs mois, nous suivons, avec admiration, les aventures d'une famille qui a décidé de vivre une année ou plus avec le stricte nécessaire, sans le superflu que nous nous imposons chaque jour et sans lequel nous avons l'impression d'être en "manque". Plus encore, à travers ce périple, elle espère pouvoir conseiller, aider, "enseigner" une manière possible de vivre différemment et de mettre en place une transition énergétique.
C'est donc à bord d'une roulotte (construite par ses propres moyens et avec l'aide solidaire de voisins , amis et autres volontaires) tractée par 2 juments qu'elle sillonnera, très bientôt, la France (l'Ouest pour commencer).

Après quelques échanges par mail, nous avons eu la chance de la rencontrer, lundi dernier dans les Landes à 20 minutes de notre gîte. Un déjeuner chaleureux dans son havre de paix de 10m2, où l'on a pu retrouver tout le nécessaire grâce à une agencement réfléchi, et un après-midi riche en discutions et échanges de points de vues (pas mal en communs d'ailleurs) nous auront suffit pour sympathiser. Théo (5ans) et Morgan ont très vite copiné et le départ a été difficile. Ils se sont promis de se revoir très vite.
Yannick, le père de famille, nous a, comme promis, fait un "cours" très intéressant sur les avantages et le fonctionnement d'un panneau solaire photovoltaïque. Killian a trouver l'explication claire et s'est empressé, arrivé au gîte, de faire des recherches supplémentaires sur internet.
Axelle a été enchantée de voir les possibilités qu'offre un tel habitat, et ma petite bohèmienne dans l'âme rêve déjà de tenter une telle expérience ( elle n'a que cela à la bouche, dessine des plans, imagine des aménagements...)
Maud est une jeune femme enjouée et douce, très ouverte et créative. Elle propose quotidiennement des activités à ses enfants (Théo et Arthur (2ans)), qui se sont, par ailleurs, très vite adaptés à leur nouvelle "maison". Je me trouve beaucoup de points en commun avec elle et notamment, en tant que "parent éducateur", son approche montessorienne à vouloir donner des outils sobres et utiles à l'autonomie heureuse de ses loustics.
Bref, nous avons eu la chance de rencontrer des gens passionnés et passionnants. Nous continuerons , bien entendu, à suivre l'histoire de la Roulotte qui Gigote .